Europe
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Mythologie, l'enlèvement d'Europe, Éditions Atlas |
Europe était la fille du roi de Phénicie. Un jour, elle alla dans un pré près de l'océan confectionner des bouquets de fleurs avec quelques amies. Le joyeux groupe de jeunes filles offrait un spectacle charmant dans la lumière du soleil. Europe était la plus ravissante et toutes et Zeus en tomba follement amoureux. Il savait parfaitement qu'Europe était aussi pure que belle et qu'il ne pourrait la duper que par le biais d'un subterfuge.
Dans le pré où les jeunes filles s'amusaient, de magnifiques vaches broutaient paisiblement. Elles appartenaient au père d'Europe et les jeunes filles n'y prêtaient pas attention. À un moment, pourtant, l'un d'elles repéra nouveau taureau au milieu du troupeau. Curieuses, elles furent intriguées par la beauté, la force et la taille exceptionnelles de l'animal. La princesse s'en approcha et, en dépit de sa taille et de sa force, la bête s'avéra douce et d'humeur folâtre. Plus tard, les jeunes filles racontèrent à leurs parents qu'elle avaient décoré le taureau de leurs guirlandes et l'avaient caressé. "Ce n'était qu'un jeu, expliquèrent-elles, rien qu'un jeu. Il s'est accroupi et Europe l'a enfourché ; comme ça, pour jouer."
En réalité, à peine Europe se hissa-t-elle sur son dos, que le taureau se précipita vers le rivage, la jeune fille agrippée à son encolure. Il galopa jusqu'aux vagues et, avant qu'Europe ait réalisé ce qui lui arrivait, le taureau plongea dans la mer et s'éloigna en nageant. N'ayant plus pied, la seule solution fut bien de s'accrocher.
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Mythologies, une anthologie illustrée des mythes et légendes du monde,p.159, Édition Gründ, Paris, 2002 |
En arrivant sur le rivage de la Crète, Zeus lui révéla sa véritable identité. Europe n'eut pas le loisir de lui résister et elle lui donna bientôt trois fils : Minos, Rhadamante et Sarpédon.
Reconnaissant, Zeus lui fit trois présents : Talos, un guerrier de bronze dont la force est redoutable (il peut jeter, très loin, d'énormes pierres), et qui aura pour mission de protéger l'île de Crète contre ses éventuels envahisseurs ; un chien de chasse auquel aucune proie ne peut échapper ; enfin un épieu, lui aussi infaillible puisqu'il touche systématiquement sa cible. Zeus, qui avait sans doute d'autres conquêtes en vue, maria finalement Europe au roi de Crète, Astérion. Celui-ci n'avait pas d'enfants et adopta les fils qu'Europe avait eu avec Zeus.
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Mythologie, l'enlèvement d'Europe, Éditions Atlas |
La légende de l'enlèvement d'Europe par Zeus trouve un prolongement dans une autre légende, celle qui voit ses trois frères, Cadmos, Phœnix et Cilix partir à sa recherche...
Le père d'Europe, Agénor, fut furieux de l'enlèvement de sa fille, et envoya ses trois fils la retrouver, avec ordre de ne pas revenir sans elle. Les jeunes gens partirent en effet, accompagnés de leur mère Téléphassa, mais, à la longue, les recherches apparurent vaines, et chacun partit de son côté : Cilix en Cilicie, Phœnix en Phénicie, pays où ils s'installèrent et auxquels ils donnèrent leur nom.
Cadmos, après la mort de sa mère, qui l'avait suivie en Thrace, partit interroger l'oracle de Delphes : il doit oublier sa sœur et fonder une ville. L'oracle ajouta qu'il en connaîtra le site précis en suivant une vache, et qu'il bâtira la cité à l'endroit où celle-ci s'écroulera, épuisée. Elle traversera la Béotie et st s'écroulera à l'emplacement de la future ville de Thèbes.
sources : texte : Mythologies, une anthologie illustrée des mythes et légendes du monde, p.159, Édition Gründ, Paris, 2002
Mythologie, l'enlèvement d'Europe, Éditions Atlas
images : Mythologie, l'enlèvement d'Europe, Éditions Atlas
Mythologies, une anthologie illustrée des mythes et légendes du monde, p.159, Édition Gründ, Paris, 2002